dakh داخ
Darja algérienne · verbe
« dakh » (داخ) est un verbe de la darja algérienne qui signifie s'évanouir, perdre connaissance.
Sens
- s'évanouir, perdre connaissance to faint
- avoir le vertige, la tête qui tourne to feel dizzy
- être étourdi, sonné to be dazed
Usage
Dakh désigne le malaise sous toutes ses formes, du simple vertige à la perte de connaissance complète. On n'a pas besoin de tomber pour l'employer. À l'inaccompli, on dit ydukh. Le participe dayekh signifie « pris de vertige » : rani dayekh, « j'ai la tête qui tourne ». On l'emploie aussi par plaisanterie pour quelqu'un de sonné par une nouvelle, une odeur ou la chaleur. Le nom correspondant est dwakha, « vertige, étourdissement ». Le registre est courant et familier.
Exemple
من السخانة داخ و طاح
men skhana dakh w tah
« À cause de la chaleur, il s'est évanoui et il est tombé. »
Comment l'écrire en lettres latines
En arabizi, l'écriture de la darija en lettres latines, on trouve « dakh » mais aussi « dekh », « daakh », « da5 » et « dakha ». Aucune orthographe n'est officielle : chacun écrit les sons comme il les entend.
Les chiffres remplacent les lettres arabes qui n'ont pas d'équivalent latin : le 5 note le khâ (خ), le son de la jota espagnole.
Taper « dakh » au clavier arabe
En darija marocaine
Écrit de la même façon en arabe, le mot existe aussi en darija marocaine, où il signifie « avoir la tête qui tourne » ; « être étourdi, perdu » : dakh en marocain.
En derja tunisienne
Écrit de la même façon en arabe, le mot existe aussi en derja tunisienne, où il signifie « avoir le vertige, la tête qui tourne » ; « s'évanouir, perdre connaissance » : dekh en tunisien.